Retour du diable Vauvert...

En sachant que Reichstett était allé gagner à Eckbolsheim lors de la première journée, les Ersteinoises pensaient bien que faire un résultat positif serait un petit exploit.

Mais cette fois, Olivier peut compter sur un banc plus fourni et pourra ainsi avoir plus de cordes à son arc.

Le match débute toutefois sur un rythme assez lent par un round d'observation de 3 minutes pendant lesquelles aucune des 2 équipes ne trouvera le chemin des filets. Déjà, les gardiennes sont présentes sur leur ligne et les joueuses ont du mal à trouver le cadre. Gaëlle ouvre toutefois le score, aussitôt imitée par Lori sur l'aile droite. Les Sucrettes proposent alors un jeu alléchant fait de mouvements et de transmissions propres qui permettent de trouver des espaces dans la défense adverse, elles mènent 1-4 après 10' de jeu. Reichstett revient à 5-6, mais Elo puis Fanny en remettent une couche tandis que Chouly démarre déjà son solo de virtuose dans ses buts enchainant parades sur jet de 7m et arrêts réflexes à 6m. Hélas, quelques pertes de balles vont permettre aux locales de passer en tête 9-8 avant qu'Auré (déjà elle) n'égalise juste avant la pause.

L'entame de la seconde période est alors CATASTROPHIQUE pour des Ersteinoises complètement sorties de leur match et incapables de continuer sur la lancée. Pertes de balles, mauvais choix de tirs et manque de jeu en profondeur offre des ballons de contre-attaque que Reichstett ne se prive pas de convertir. L'écart augmente inexorablement pour atteindre +7 alors qu'il reste 15 minutes à jouer.

C'est alors que Chouly, jusqu'alors déjà intraitable, augmente encore son niveau, et que les Sucrettes se mettent enfin au diapason pour entamer un retour improbable pour, au début, limiter la casse.

Petit à petit, les noires d'un soir grapillent but après but le retard, alors que les rouges butent sur une Chouly en état de grâce. A 5 minutes de la fin, le score est de 18-16 en faveur de Reichstett. S'en suivent 4 autres sans qu'aucun but ne soit marqué, et Reichstett est en possession de la balle pour mettre définitivement fin à tout espoir de retour des Ersteinoises. Mais le meilleur est à venir, puisque Chouly stoppe le tir avant que Pascaline ne marque le but du 18-17 à 26 secondes de la fin. Sur l'engagement, la précipitation des rouges leur fait perdre la balle et c'est Auré (encore elle), d'un tir à la hanche des 12 mètres qui va mourir au ras du poteau, qui offre l'égalisation au buzzer aux Sucrettes.

L'abnégation, la combativité et la solidarité de l'équipe ont permis d'arracher le match nul, mais le trou d'air de 15' en début de seconde période ne devrait pas avoir lieu.

Chouly et Cindy aux buts, Lori (5), Gégé (3), Gaëlle (2), Pascaline (2), Auré (3), Tiph, Fanny (2), Plobs (1), Kath.

Une petite coupe !

Pour leur entrée en Coupe de France régionale, les Sucrettes recevaient l'équipe de Porcelette, pensionnaire de prénationale lorraine.

Après un round d'observation et un réglage en défense, les rouges prennent la mesure de leur adversaire, montent les ballons de récupération rapidement vers les cages adverses et trouvent des espaces dans la défense. Après 10 minutes serrées, les Ersteinoises font un 1er écart au score, 9-6, puis 12-8 à la pause.

Malgré cela, le coach n'est pas satisfait de la finition de nos actions, avec plus d'application nous devrions mener de 8 à 10 buts...

Bien évidemment, les visiteuses ne veulent pas laisser le match leur filer entre les doigts, et après quelques pertes de balles et/ou tirs précipités des Sucrettes, elles recollent à 14-14 à la 39ème.

Le temps mort pris alors par Olivier fera son effet, puisque les coéquipières de Gégé resserrent la défense et prennent à nouveau le contrôle de la partie (18-14) pour ne plus le lacher jusqu'à la sirène.

Score final : 23-18.

Bien que poussive, cette qualification en Coupe de France est méritée mais il reste du travail pour pouvoir donner notre pleine mesure lors des rencontres à venir.

 

Chouly et Pépé aux buts, Mélo, Pascaline (3), Lori (9), Tiph (1), Kath (3), Auré (2), Plobs, Fanny (3), Gégé (2), Gaëlle (1), Rach (1), Steph.

Staff : Olivier et Matthieu

Le temps du partage

Pour son 1er match officiel de cette nouvelle saison, les Sucrettes recevaient Dambach, une équipe expérimentée et ambitieuse au vue des dernières saisons. Quant aux rouges, elles doivent repartir de l'avant après une saison dernière Ô combien difficile. Pour ne rien arranger, le manque d'effectif ne fait apparaitre qu'une seule remplacante sur le banc.

La rencontre démarre de la meilleure des façons, puisque les Ersteinoises mènent 2-0 après une bonne entame en défense, mais les roses ne s'en laissent pas compter et reviennent au score grâce à un jeu fluide et basée sur la circulation rapide du ballon. Changement tactique en défense de la part d'Olivier qui décide de perturber le jeu en prenant en stricte la N°10. Choix payant mais comme les rouges peinent un peu à trouver le chemin des filets en attaque, l'écart n'excède jamais 2 buts en faveur des Sucrettes.

On se dirige tranquillement vers un score de parité à la pause lorsqu'une perte de balle des rouges donne un ballon de contre à Dambach : Tiph fait alors l'effort pour revenir, n'arrive pas à stopper sa course de repli et s'en va percuter son adversaire. Carton rouge direct, les Sucrettes devront jouer toute la seconde période sans changement possible.

Les mots du coach à la pause se veulent rassurant, nous sommes présentes en défense et quelques mouvements offensifs ont permis de trouver la faille, continuons ainsi, soyons encore plus solidaires et comptons sur notre physique pour tenir le coup jusqu'à la fin.

Cette seconde période sera la copie quasi conforme de la première, les Ersteinoises font tantôt l'écart au score, tantôt Dambach revient à hauteur, mais jamais les visiteuses ne prendront l'avantage à la marque. Là où les rouges scorent par des buts aux ailes, les roses répondent par des tirs longue distance.

Dans la dernière minute, Erstein aura l'occasion de prendre l'avantage sur jet de 7m, hélas c'est manqué et Dambach aura une dernière balle et 14 secondes pour tenter le braquage parfait...

Heureusement, elles cafouilleront quelque peu cette dernière balle, et c'est donc sur un match nul que les deux protagonistes se séparent.

Résultat satisfaisant pour moi au vue des circonstances, de la solidarité affichée, de la combativité et des beaux mouvements d'attaque.

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